De Kin la belle à Kin la poubelle, il n’y a plus des frontières. Du quartier administratif et huppé de la Gombe au bas fond de la ville, la capitale croule sous les tonnes d’ordures et autres immondices qui envahissent tous les coins et recoins. La question de salubrité publique semble n’interpeller personne, des autorités urbaines à la population elle-même pour une gestion saine de déchets.
Depuis lors, une campagne citoyenne de dénonciation nommée #Pourunecapitalepropreetsaine a vu le jour sur les réseaux sociaux où les Kinois fatigués de voir leur capitale dépérir postent chaque jour des images des montagnes d’immondices qui polluent la ville et en exige leur évacuation par les responsables. Car, disent les habitants de Kinshasa, c’est une question de survie mais surtout de santé publique tant les odeurs pestilentielles emplissent l’atmosphère au risque de provoquer un cataclysme sanitaire.
Lire notre article : Gestion des immondices à Kinshasa : #Pourunecapitalepropreetsaine… https://www.afriwave.com/?p=2536
C’est peut-être ce cri d’alarme qu’aura enfin entendu le responsable n° 1 de la ville, le gouverneur André Kimbuta Yango et son gouvernement provincial qui sont sorti de leur torpeur en annonçant un ambitieux plan d’acquisition d’une quarantaine d’engins camions-bennes pour l’évacuation des immondices à travers la ville. Un premier lot de 5 véhicules neufs ayant été remis mercredi 19 avril au responsable de la Régie d’Assainissement et des Travaux Publics de Kinshasa (RATPK).
Pour Kimbuta donc, ce geste de l’Hôtel de Ville est une preuve que l’autorité urbaine prend à bras-le-corps cette problématique d’assainissement de Kinshasa. Je fais ma part, il ne reste plus qu’au gouvernement central à remplir la sienne par l’octroi du budget d’investissement et à la population Kinoise de s’acquitter de son devoir en payant la taxe d’assainissement. Kimbuta estime qu’il faut au minimum 100 Camions et 300 au maximum pour assurer le service d’assainissement de Kinshasa.
Pour rappel, la ville de Kinshasa est confrontée à un problème récurrent d’évacuation des déchets et d’immondices depuis le retrait de l’Union européenne du projet PARAU. Ce qui relance le débat sur la gestion des déchets et la politique d’assainissement dans les grandes villes du pays. Tout fonctionnait bien jusqu’au mois d’août 2015 lorsque fin septembre de la même année, l’Union européenne eut transféré aux autorités locales la gestion du Programme d’assainissement urbain de Kinshasa (PARAU-PAUK) lancé en 2008. Ce dernier couvrait 9 des 24 communes de Kinshasa, mégapole de près de 12 millions d’habitants. A l’époque et en temps normal, le PARAU-PAUK permettait de traiter 11.000 m3 de déchets chaque semaine, selon l’UE et le gouvernement provincial de Kinshasa.
Selon l’UE, qui y injectait chaque mois un million d’euros, ce programme avait contribué à l’amélioration du cadre de vie des habitants des communes concernées, avec une baisse des maladies d’origine hydrique. Le transfert du projet au gouvernorat de Kinshasa qui devait avoir lieu en 2014 ne s’est fait qu’une année plus tard en 2015, l’UE a acceptant de rester un an de plus à la demande des autorités de la ville-province. Le Journal officiel avait pourtant publié en 2014 un arrêté du gouvernorat de Kinshasa imposant une nouvelle taxe d’évacuation des ordures ménagères, allant de 5 à 30 dollars par ménage selon les quartiers.
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